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photo : MAL – tweet
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Une cinquantaine de personnes se sont réunies hier soir jeudi 12 mai, autour de l’adjoint Amir Mistrih, pour évoquer le bruit, les nuisances et les incivilités qu’ils doivent supporter depuis les aménagements de la place de Bretagne à Poitiers.
L’adjoint à la maire Amir Mistrih, en charge de la sécurité et de la tranquilité, avait rendez-vous avec cinq personnes de l’immeuble. Au final, plus d’une cinquantaine sont venues exposer leurs problèmes liés à l’aménagement d’un parc, situé juste sous leurs fenêtres. MLA
« A partir de 17h30, tous les jours ou presque, ça devient insupportable. Une centaine d’enfants prennent les balançoires et autres jeux d’assaut en poussant des cris incroyables. Ensuite, ça s’amplifie à partir de 20h30. Là ? on se croirait à la fête foraine. Enfin à partir de 22h, c’est le gros bazar qui nous empêche tous de dormir ». Cet habitant de l’immeuble situé au 9 place de Bretagne se fait porte-parole des autres habitants (qui ont constitué un collectif et fait circuler une pétition recueillant déjà plus de 100 signatures), tous à bout depuis l’aménagement de la place en parc public avec jeux pour enfants, arbres et allées végétalisées.
Un ras-le-bol nourri depuis plusieurs mois
D’autres pointent le bruit des scooter sous les fenêtres, les détritus qui fleurissent les pelouses déjà bien abîmées, les dégradations sur les voitures, dans les cages d’escalier, dans les ascenseurs et même un pavé qui a atterri dans un volet y faisant un énorme trou. Et puis un matelas, un banc et une chaise échouée sur la pelouse que les riverains ont remisé dans le local à vélo.
Les habitants ont exprimé haut et fort leur ras-le-bol lors d’une rencontre qui avait été programmée, hier soir jeudi 12 mai 2022, avec l’adjoint à la maire Amir Mistrih. Ce dernier devait rencontrer cinq représentants de l’immeuble mais au final ils étaient une cinquantaine. Il a pris note des doléances et des solutions envisagées par les habitants.
« Nous allons travailler sur plusieurs axes »
« J’ai bien ressenti que ces personnes avaient besoin de s’exprimer. Je suis ravi de les entendre. Nous allons travailler sur plusieurs axes : l’accompagnement des enfants avec des médiateurs ou animateurs, la possibilité d’ouvrir des cours d’école en dehors du temps scolaire, essayer d’anticiper la prochaine livraison de jeux pour enfants à poser ailleurs dans le quartier et enfin, pour les plus grands, faire appel à la police nationale plus régulièrement… »
Nous reviendrons sur ce sujet prochainement.
Marie-Laure AVELINE.