CENTRE PRESSE 11.06.2020

Les capacités d’accueil des centres de loisirs sont fortement revues à la baisse, sauf changement des consignes sanitaires.(Photo archives CP)

Pendant les grandes vacances, les activités de loisirs ne fonctionneront pas normalement, protocole sanitaire oblige. Les maisons de quartier et la Ville explorent de nouvelles pistes.

Si le manque de places pour les élèves en classe génère déjà du stress pour certaines familles, l’arrivée des vacances ne réglera pas le problème. En l’état actuel du protocole sanitaire, les structures qui gèrent les centres de loisirs n’ont d’autre choix que de réduire de manière assez drastique les capacités d’accueil.

Centres de loisirs : des demandes inégales selon les quartiers

Réunis en visioconférence avec le maire de Poitiers mardi, pour évoquer les actions à mener cet été (lire aussi ci-dessous), les directrices et directeurs de maisons de quartier ont détaillé ces capacités, en ce qui concerne l’accueil des 3-11 ans :
36 places à la Maison des Trois-Quartiers au lieu de 75 ;
55 au lieu de 110 à Cap Sud ;
60 au lieu de 95 au Local ;
90 au lieu de 150 au centre socioculturel de la Blaiserie ;
85 au lieu de 120 à Seve à Saint-Eloi ;
50 au lieu de 90 au centre d’animation de Beaulieu ;
54 au lieu de 82 aux Trois-Cités…
Pour autant, la situation ne s’annonce pas encore tendue de la même manière partout.

« Nous avons une capacité de 24 places sur chacun de nos centres mais pour l’instant nous sommes plutôt inquiets d’une chute de la fréquentation, témoigne Christian Frossard, directeur du centre d’animation des Couronneries. Beaucoup de familles sont réticentes à revenir au centre, nous allons accentuer la communication. » Même constat pour Béatrice Charrier, à Beaulieu : « Nous avons commencé les inscriptions mais la demande est peu importante. » Ailleurs en revanche, on sait déjà que les places vont manquer, comme aux Trois-Cités : « Déjà, les années précédentes, nous ne répondions pas à toute la demande et nous fixions une limite de 20 jours maximum d’accueil, ce sera aussi le cas cette année. »

Différents critères seront aussi mis en place dans d’autres quartiers, comme à la Gibauderie où la réflexion est en cours pour répartir les places. À Saint-Eloi, la priorité sera donnée aux besoins de garde pour les parents qui travaillent, et des situations particulières. À la M3Q, Alexandre Motard, directeur, explique qu’une limite de trois semaines maximum d’accueil a dû être fixée : « Nous recevons beaucoup d’appels de parents inquiets. »
Pour tenter d’étendre les capacités d’accueil, il a sollicité la Ville pour pouvoir occuper d’autres locaux : gymnase Paganel ou moulin de Chasseigne. Même espoir à Cap Sud où Dominique Rudnik espère atteindre une capacité d’accueil de 90 enfants en occupant un groupe scolaire. Au Local, Christian Nicole avoue son inquiétude : « Si on doit aller dans d’autres locaux, cela veut dire encore plus de personnel et quand on regarde la simulation financière de l’été, ça fait mal… »

Élisabeth Royez